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12 novembre 2020

Pour la liberté d'accès aux espaces naturels

Les humains font partie de la nature. Pour nous sentir vivants, nous avons besoin de la proximité de nos semblables, cohabitants sur cette terre.

L’évidence est là et il faut la répéter : il n’y aucune justification sanitaire à l’interdiction d’accès aux espaces naturels, à la limitation de circulation à 1 km autour de son domicile. Bien au contraire, l’activité physique en extérieur est recommandée au titre des bonnes pratiques de prévention.

La nature est notre alliée. Elle peut nous aider à rendre supportable, sans accroitre le risque sanitaire, l’assignation à domicile et au travail qui nous est faite.

Interdire l’accès à la nature est infiniment plus grave qu’une privation de liberté. C’est une mutilation, une régression anthropologique, une insulte à la science et à l’humanité.

La lutte contre la pandémie ne peut tout justifier. Une société qui se coupe de la nature n’a aucun avenir.

Encore une fois, ce sont les plus démunis des quartiers urbains denses qui sont le plus lourdement sanctionnés avec cet autoritarisme aveugle aux bienfaits de la nature.

A nouveau, comme dans le premier confinement, nous devons subir que les seuls autorisés à fréquenter les espaces naturels sont ceux qui contribuent à les détruire : les aménageurs et leurs prestataires, les chasseurs. Les dérogations pour continuer la chasse sont scandaleuses alors que le reste de la population est privée de nature.

Loin de tout risque contagieux, les espaces naturels, proches ou loin des villes, peuvent fournir les lieux de cohésion sociale et de fraternité dont nous avons tous besoin.

On l’a vu cet été, partout en France : le besoin de nature est immense. Il faut s’en réjouir car c’est un préalable à la mobilisation de l’opinion pour la préservation des espaces naturels. A l’inverse, les restrictions d’accès créent des zones de surfréquentation qui ne sont bonnes ni pour la prévention contre le virus, ni pour la nature.  

Nous demandons aux autorités locales de maintenir ouverts, sans limitation de distance ou de durée, les parcs, les bois et les forêts, les massifs de montagne, les abords des rivières et les plages.

Henry David Thoreau, un des pionniers de l’écologie, auteur du magnifique « Walden, la vie dans les bois » en 1854, nous montre la voie. Pour lui, pour nous, le citoyen peut refuser des ordres injustes. Tel est le message de la Désobéissance civile, ouvrage fondateur qu’il publia en 1849.

La démocratie est un bien collectif précieux. Pour la défendre, il faut parfois dénoncer les décisions arbitraires, contraires à l’intérêt général. C’est ce que nous faisons ici en appelant à la liberté d’accès aux espaces naturels.

Francis Odier

 

Communiqué de presse de FNE Isère : Non à la chasse et au piégeage durant le confinement 

Courrier au préfet de l'Isère de demande de dérogation pour les sorties terrain naturalistes.

Pétition : Pour un accès responsable à la nature en période de confinement 

France Bleu Isère, 10 novembre - L'appel de la nature : ces isérois qui insistent pour profiter des balades 

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